Whisky ou whiskey ?

whiskeyWhisky ou Whiskey ? C’est le choix entre l’Ecosse et l’Irlande. Petit portrait de ce whiskey en version irlandaise que l’on connait moins. Orthographié avec un « e » avant le « y », contrairement à son cousin écossais, le Whiskey irlandais se dispute, avec son voisin, la paternité de la création de cet alcool, l’un des plus consommés au monde. Si la plus vieille mention d’une eau-de-vie, élaborée à partir d’une céréale, est avérée sur des écrits écossais en 1494, le whiskey irlandais, lui, semble exister et se transmettre oralement, depuis bien plus longtemps, avec cependant une différence notoire. Si la recette semble peu ou prou la même, le mode d’élaboration, lui, diffère. À l’origine, le Whiskey irlandais est une eau-de-vie fabriquée par distillation de céréales en général, et d’orge maltée en particulier, d’eau et de levures. Mais avec, pour la version irlandaise, des règles très précises en la matière, notamment en faisant subir à l’eau-de-vie une triple distillation contrairement au Whisky écossais qui n’en subit que deux. Aujourd’hui, trois grandes distilleries règnent sur l’ensemble de la production irlandaise. Plusieurs types de Whiskey existent, selon qu’ils sont issus d’une seule et même distillerie ou non, élaborés à partir de céréales maltées ou non, distillés en alambic dit « Charentais » (pot sill en anglais), ou dans un appareil à distillation continue, ou bien encore issus d’un assemblage ou non. Comme en témoignent les mentions « Pure Pot Still Whiskey », le « Single Malt Whiskey ›› ou le « Single Grain Whiskey ››, ou encore l’ «Irish Blended Whiskey ››. Autre singularité propre à ce pays: on n’utilise pas de tourbe pour le séchage de l’orge, mais de l’air chaud qu’on insuffle dans des fours fermés. Pas de whiskey tourbé en Irlande, donc, sauf exception bien sûr. Mais des assemblages plutôt très réussis qui font, aujourd’hui, des Irlandais, les maîtres incontestés du « Vatting ››, cet art qui consiste à assembler différents Whiskeys entre eux, dont certains comptent parmi les meilleurs de la planète, à noter également le recours au vieillissement en fûts, dont certains auront pu, au préalable, être déjà utilisés pour fabriquer du bourbon, du porto, du madère, du xérès ou du rhum.

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Déguster une eau de vie

eau de vieOn parle souvent de l’œnologie pour la lecture du vin, de biérologie pour la lecture des bières, et quand est-il pour les eaux de vie ? Et bien, c’est presque pareil. Une eau-de-vie se déguste de la même façon qu’un vin avec ses trois étapes bien distinctes. Cependant la présence importante d’alcool limite la durée de la dégustation et le nombre d’eaux-de-vie présentées, car vous pourriez être rapidement incommodé. Une eau-de-vie blanche, de mirabelle, de poire, de framboise, se boit très fraîche, voire glacée. Une eau-de-vie brune comme le cognac, l’armagnac, le rhum, le calvados se déguste chambrée entre 20 et 24 °C. L’examen visuel est très important. La robe doit être parfaitement brillante, sans aucun défaut, c’est-à-dire sans aucune particule résiduelle. La couleur peut être paille, brun, topaze, feu, acajou, en fonction du degré d’alcool. Dans certains pays, les viticulteurs ont le droit de caraméliser les eaux-de-vie, ce qui leur confère d’office une couleur foncée. La couleur n’est donc pas toujours un critère de qualité. L’examen olfactif est le plus important dans cette dégustation. Tournez bien votre verre afin de dégager tous les arômes puis humez doucement, car n’oubliez pas qu’il s’agit d’alcool à 40° au minimum. L’eau-de-vie blanche doit dégager un fort parfum correspondant à son fruit. Vous devez retrouver un parfum de pruneau dans un armagnac, de pomme verte dans un calvados, de vanille dans un cognac.

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Le vin Suisse

On connait la Suisse pour son chocolat, ses fromages, mais encore peu pour ses vins. Car la Suisse, contrairement aux idées reçues, a une réelle tradition vinicole. On retrouve notamment cette tradition au cœur des vignobles du Valais, et avec de très belles propriétés, comme celle de Germanier. Le Valais n’est pas seulement le plus grand canton vinicole de Suisse, c’est aussi là que le Rhône prend sa source. Le vigneron Jean-René Germanier a toujours rêvé de produire un grand vin Syrah. L’histoire de sa cave remonte à 1896, quand Urbain Germanier créa le vignoble de Balavaud à Vétroz. La vinification est aujourd’hui confiée à Gilles Besse, neveu de Jean-René. 1995 vit la première cuvée de Cayas constitué à 100 % de Syrah. Le nom de Cayas fait référence au mot caillou et au sol d’ardoise de la région de Vétroz. Depuis ce premier cru, Cayas passe pour le meilleur vin Syrah de Suisse, marqué par l’élégance, la concentration, la puissance et la longueur en bouche. En 2004, la cave lança un second vin appelé tout simplement Syrah 2004, dans le but d’augmenter encore la qualité du Cayas. Le Cayas 2005 a une robe sombre, presque violacée. Au nez, il y a des arômes de cassis, de sol de la forêt et de café. Le palais est très élégant et frais, avec un bel équilibre entre les fruits rouges mûrs et les notes minérales ou épicées. Les tanins sont denses et fermes et la finale assez longue.

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Nikolaihof, un riesling d’exception

On aime les Riesling pour leur côté frais et doux, et force est de constater que l’Autriche est toujours l’un des grands acteurs du marché. Pour en témoigner, voici le portrait de la propriété Nikolaihof, qui propose des millésimes très qualitatifs, et notamment les 2004 qui sont de vraies merveilles. Nikolaihof fut le premier domaine biodynamique d’Europe. Les Saahs travaillent avec de vieilles vignes (40 à 50 ans), cultivent six cépages différents, mais les stars sont le Riesling et le Grüner Veltliner. L’association de la viticulture bio, adepte de l’enracinement profond, et des vieilles vignes fait que leurs vignobles se portent bien, même les années difficiles. « 2002 s’est avérée une excellente année. Nos voisins ont eu des problèmes de pourriture, mais pas nous. En 2003, lorsqu’il faisait très chaud, nous n’avons eu aucun problème avec l’alcool et l’acidité. Grâce au système racinaire, nos vignes ne sont jamais stressées ››, déclare Christine Saahs. Dans leur jeunesse, les vins sont fermes, réticents, et offrent de brillantes saveurs minérales et une bonne acidité. Le Vom Stein est caractéristique de 2004: un fruit brillant et précis avec une touche d’herbes. En bouche, il offre une belle acidité, une minéralité et un fruité citronné, ainsi qu’une belle longueur. L’habitude de Nikolaihof de lancer de petites quantités de vins mûrs sous l’étiquette Vinothek prouve que ces vins bénéficient d’une période en cave et le Vom Stein 2004 est sans aucun doute un vin à garder.

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Le Mas Blanc, un excellent vin de Banyuls

Cela fait un bon moment que l’ont dit que les vins du Sud Ouest sont montés en gamme, comme en témoigne ce vin de Banyuls: Le Mas Blanc. Banyuls, port situé à la frontière de l’Espagne, bénéficie d’une longue tradition dans l’élaboration des vins rouges mutés et des vins blancs issus des cépages sélectionnés sur les sols schisteux des contreforts pyrénéens. Le fondateur du domaine, le docteur André Parcé, était directeur de la coopérative locale jusqu’à ce qu’un petit scandale l’évince de ses fonctions. Mais en dépit de sa contestation, force est de reconnaître les mérites d’André Parcé : non seulement il fit renaître la production du vin muté semblable au Porto mais il inventa aussi le vin de Collioure non muté. Sa position à l’Institut national des appellations d’origine, à Paris, signifiait que personne n’était en mesure de lui résister. Les vins du domaine de 20 ha de Mas Blanc sont désormais élaborés par les fils d’André, Jean-Michel et Bernard. Mas Blanc déborde toujours autant de projets innovants. L’on y trouve d’excellents Collioures naturels, un vin de style solera, ainsi que le Banyuls haut de gamme La Coume, composé à 90% de Grenache noir, et de Syrah et de Mourvèdre pour le restant. Les vins millésimés sont souvent étiquetés Rimatge, ce qui signifie l’âge du cépage en catalan. Magnifiquement équilibré, ce La Coume 2003 noble et élégant constituera un merveilleux vin de dessert à son 10€ anniversaire. ll porte bien ses 80 g/l de sucre résiduel et se marie délicieusement avec une assiette de fromage bleu et de figues noires locales.

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Acheter son vin par correspondance

On peut acheter du vin chez son caviste ou en grande surface, mais aussi à distance. Alors comment acheter son vin par correspondance ? Voici quelques trucs et astuces. Acheter vos vins par correspondance, armé de catalogues, de revues et d’un téléphone, offre bien sûr l’avantage d’éviter des déplacements et de vous faire perdre du temps. Ce genre de vente permet aussi de se procurer des vins assez rares, et parfois de bénéficier de prix plus faibles que chez les cavistes. Certains vins ne peuvent être achetés que par correspondance. Des vins très recherchés, produits en petite quantité, n’entrent pas dans les canaux traditionnels. Lorsqu’un vin est disponible localement, mais pas sur le lieu de votre résidence, vous le commanderez auprès d’un caviste de la région concernée ; l’opération reste intéressante, même frais de transport compris. Un inconvénient de la vente par correspondance est l’obligation d’être présent lors de la livraison. Par ailleurs, le vin) étant une denrée périssable, vous devez être sûr qu’il ne vous é est pas livré en pleine canicule (au-delà de 24 °C) ou lorsqu’il gèle (au-dessous de -2 °C). Dans la plupart des pays du monde, c’est au printemps et en automne qu’il est préférable de se faire livrer du vin. Étudiez bien les frais de transport avant de faire votre commande. Ils sont souvent très élevés et surenchérissent le prix unitaire de la bouteille. Pour faire des économies, groupez-vous avec des amis amateurs et commandez de plus grosses quantités. Si vous n’avez pas d’amis amateurs, cherchez sur Internet des sites qui proposent des commandes groupées. Un dernier point, d’importance : le vin est une substance dont le commerce est strictement contrôlé. Transporter un vin d’un endroit à un autre (sans même parler de lui faire traverser la frontière) requiert bien souvent des autorisations préalables ou le paiement d’une taxe (en France, le congé). Si vous n’êtes pas sûr des conditions qui vous sont applicables, demandez à votre caviste ou au fournisseur.

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Le Clos d’Ambonnay de Krug

krugSi l’on vous dit « vin blanc sec effervescent » sur base de pinot noir, il faut retenir le Clos d’Ambonnay de la maison Krug. Vingt et un ans après la sortie du Clos du Mesnil 1979, en 1986, le Clos d’Ambonnay 1995 a fait une entrée triomphale. Le secret avait été bien gardé, jusqu’à ce qu’Henri Rémi et Olivier Krug n’accueillent les premiers visiteurs dans leur cave voûtée, en bordure du grand cru de la Montagne de Reims. Dès le début des années 1880, le fondateur, Paul Krug, avait su repérer les meilleures sources de Pinot noir et de Chardonnay, respectivement Ambonnay et Le Mesnil-sur-Oger, qui jouent depuis lors un rôle majeur dans la Grande Cuvée Krug. Les Krug ont acquis le Clos d’Ambonnay au milieu des années 1990 et, bien qu’ils aient réalisé des cuvées expérimentales pendant près de dix ans, ils estiment que le millésime 1995 est le premier à exprimer la quintessence de ce grand terroir. Petit verger à taille humaine (0,7 ha), le Clos d’Ambonnay représente ce que Rémi Krug appelle « l’individualité de l’extrême ». De fait, la personnalité de ce vin issu d’un sol mince et crayeux est marquée par une forte individualité. Le bouquet de ce 1995 unit une remarquable complexité à une extrême pureté (un paradoxe pour cette maison), avec des notes sauvages distinctives et nobles; l’anis, le croissant aux amandes, les fruits confits, les fleurs blanches et le miel d’acacia cèdent la place aux abricots secs et à la réglisse. En bouche, le vin est dense et intense, mais aussi élégant, harmonieux et infiniment soyeux. On peut estimer qu’il s’agit là d’un millésime très chaleureux, doté d’une finale extraordinairement longue.

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Le chardonnay de Napa Valley

Napa Valley est devenu l’un des hauts lieux de la vigne américaine, avec des centaines de maisons qui produisent aujourd’hui un vin de très grande qualité. C’est le cas notamment de la maison Stony Hill qui produit l’un des meilleurs chardonnay de la région. Fred et Eleanor McCrea se sont installés dans la Napa Valley vers 1940. Ils n’avaient à l’origine aucune intention de planter des vignes ou de faire du vin mais, encouragés par leurs voisins, ils ont planté du Chardonnay et quelques plants de Pinot blanc et de Riesling. Il se trouve que l’altitude modérée (entre 120 et 350 m) et le climat frais des pentes orientées nord-est sont favorables au Chardonnay. Peu de choses ont changé à Stony Hill depuis cette époque. Mis à part le remplacement du pressoir à vis par un pressoir pneumatique plus moderne, la méthode de vinification est restée la même. La philosophie de la maison est que la meilleure expression du fruit et du vignoble passe par l’utilisation d’un bois neutre. Cela implique aussi le refus de la fermentation malolactique, qui altère l’acidité et risque d’introduire des flaveurs artificielles. Le millésime 1991 présente des flaveurs inhabituelles de levure et de pain grillé. Dans leur jeunesse, les Chardonnays de Stone Hill ont des flaveurs têtues de fleurs et de citron vert avec un cœur minéral. Ce n’est qu’après cinq ou dix ans qu’ils développent pleinement leur étonnante complexité. Pour en savoir plus, allez sur Stony Hill

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Le Prosecco de Bisol

prosecco bisolSi vous aimez les bulles et pour autant ne pas se ruiner en champagne, vous avez toujours l’alternative du Cava espagnol, ou encore, le Prosecco Italien. Généralement à moins de 10 euros la bouteille, vous aurez une très belle tenue en bouche. Et parmi les proseccos, notons notamment celui de Bisol, qui est pour le coup, excellent. L’Italie n’a jamais été traditionnellement associée à la production de vins effervescents de premier choix. L’Asti du Piémont a certes ses adeptes inconditionnels, mais si l’on recherche quelque chose de plus sec, il faut se tourner vers le Prosecco. Dans les années 1990, le Prosecco vit peu à peu grandir sa renommée mondiale au prix de réformes générales de ses procédures de vinification, d’une démarcation plus stricte des vignobles appropriés et de l’approche qualitative de grands producteurs. Viticulteur dans cette région depuis le milieu du 16ème siècle, Bisol possède tous les vignobles dont sont issus ses vins. Sa cuvée Cartizze est un témoignage éloquent de cette révolution. Cultivés sur un sol friable et pierreux, en réalité le terroir du cépage Prosecco où les vignes mûrissent très lentement (les vendanges commencent vers la mi-octobre), la cuvée est réalisée au moyen de la méthode dite Charmat ou de cuves. Bien que la mention « millésime » ne figure pas sur leur étiquette, les vins n’en sont pas moins le produit de vendanges uniques. Ce Bisol Cartizze Prosecco dégage des arômes captivants et exhale des effluves subtils d’amande et de poire. En bouche, la douceur de sa mousse est contrebalancée par une acidité mordante mais mûre, une faible teneur en alcool (11,5%) et une finale ferme et étoffée. Les 25 g/I de sucre qu’il contient lui confèrent une douceur presque identique à celle d’un demi-sec. C’est le genre de vin effervescent qui se marierait avec un plat de coquilles Saint-Jacques poêlées. Pour en savoir plus: http://www.bisol.it/

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Vollenweider, un magnifique Riesling

cours oenologieLes vins Alsaciens sont excellents, et pour ceux qui souhaitent approfondir les terroirs de l’autre côté de la frontière, découvrez le Riesling de Vollenweider. Daniel Vollenweider, un passionné du vin, après des études dans sa Suisse natale, projetait une formation aux côtés d’Ernst Loosen en Moselle, puis de Dominique Lafon à Meursault. Il n’arriva jamais à Meursault. Ayant pris conscience que de nombreux vins de Moselle étaient sur le point de disparaître par négligence, Vollenweider se rendit un jour à bicyclette au Wolfer Goldgrube. Ce fut le coup de foudre. Les parcelles escarpées constituées d’anciennes terrasses et de vignes, dont une grande partie non greffées, car Goldgrube a résisté au phylloxéra, se vendaient à petits prix. Vollenweider commença à en acheter, dénicha une cave en ruine et amorça sa quête de vins spontanés à fermentation lente d’une douceur élégante. Ce Goldgrube 2005 à la longue capsule dorée de Vollenweider (on trouve aussi un Goldkapsel « normal ››) dévoile le fabuleux potentiel du vignoble, mais aussi le fanatisme pur du vigneron. Ce petit miracle rafraîchissant et opulent, liquoreux et pourtant limpide et subtilement salin, regorge de miel, de pamplemousse grillé, de poire caramélisée, d’ananas confit, de raisin sec blanc et d’épices brunes. On peut facilement se plonger dans ces vins délicieux notamment à Marleinheim, du côté Français, et à seulement 20mn de Strasbourg, notamment en suivant un cours d’œnologie avec certains des meilleurs spécialistes du Riesling. Vous y apprendrez notamment les bases, mais avec une dégustation haut de gamme. Techniques de base de dégustation des vins : les phases de la dégustation (visuel, olfactif, gustatif), mécanismes et vocabulaire de la dégustation, tests olfactifs et dégustatifs. Et vous vous plongerez dans l’interprétation du vin : couleurs, reflets, odeurs, saveurs, que contient le vin, notion d’équilibre dans le vin. Suivez le lien vers ce cours d’œnologie à Strasbourg pour en savoir plus.

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Kastania Vineyard, dans la Sonoma Valley

kastaniaLa Californie donne de plus en plus d’excellents vins, comme en témoigne le pinot noir Landmark de Kastania Vineyard. La cave de Landmark se trouve dans le hameau de Kenwood, le long de la route qui parcourt toute la Sonoma Valley. La famille Mabry est à l’origine du nom Landmark, mais en 1989, Damaris Deere Ethridge, un associé, racheta les parts des autres actionnaires avant de demander à son fils, Michael, et à sa belle-fille, Mary, de diriger la propriété. Descendante de John Deere – celui des tracteurs -celle-ci ne manquait pas de moyens. La cave s’est longtemps spécialisée dans le Chardonnay et le Pinot noir, même s’il lui arrive de produire d’autres vins, à base de Syrah par exemple. Landmark offre un excellent Pinot noir du nom de Grand Detour, assemblage de cinq sites dont l’un à Santa Barbara. Kastania provient d’un vignoble unique planté en 1994 de Pinot noir avec des clones venus de Dijon, mais aussi des clones californiens de longue date, tels ceux de Pommard. Le cru 2002 a des arômes envoûtants de cerises, de tabac, de thé et de brûlé. C’est un vin riche, plein de corps et soyeux, où le chêne nouveau apparaît derrière l’opulence de la cerise noir; la finale présente quelque acidité. La Sonoma Valley commence à rivaliser Napa, mais surtout commence à faire du tort à certains grands cépages français, toujours morcelés et surtout plus chers à produire pour une qualité équivalente, voir inférieure dans certains cas. Pour en savoir plus, allez sur Kastania Vineyards.

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Hardys, ce vin Australien qui conquiert le monde

hardy winesLes vins du nouveau monde ont la côte, et parmi eux un producteur australien fait le forcing notamment en Europe, pour faire connaître sa marque, et particulièrement un cépage, le shiraz. En 1850, à l’âge de 20 ans, l’Anglais Thomas Hardy quitta le Devon pour la nouvelle colonie d’Australie-Méridionale. En 1853, il fonda une cave à Adélaïde, au bord de la rivière Torrens. Vers le milieu des années 1970, cinq générations de Hardy avaient dirigé et modelé l’entreprise Thomas Hardy & Sons. Du nom de la matriarche, Eileen Hardy, 500 caisses du vin éponyme, un assemblage des meilleures cuvées, furent produites chaque année en guise de cadeau d’anniversaire. Commercialisé pour la première fois en 1973 à l’occasion du 85€ anniversaire de « Tante Eileen », ce vin fut au début fait de Shiraz puis de Cabernet Sauvignon. Aujourd’hui, il n’est constitué que de Shiraz en provenance de Clare, de Padthaway et de McLaren Vale. Pour le millésime 2001, le fruit vint des vignobles de Schobers, dans la Clare Valley, d’Upper Tintata dans la McLaren Vale, de Yeenunga et Frankland River et enfin, de Padthaway. Le raisin fut mis à fermenter dans des cuves en béton ouvertes avant d’être pressé dans des paniers de façon traditionnelle. Après fermentation malolactique, le vin vieillit dix-huit mois dans des barriques de chêne français neuves ou datant d’un an plutôt que dans le chêne australien servant aux grands vins rouges d’Australie-Méridionale. Bien que ce soit d’habitude un vin charpenté et d’une forte teneur en alcool, le Eileen Hardy 2001 est relativement élégant et contenu. Le célèbre critique australien James Halliday le décrit comme l’un des plus élégants en date sous cette étiquette. Pour en savoir plus, allez sur le site Hardy Wines.

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Portrait de vin: le Marques de Murietta

marques de muriettaMalgré la crise, l’Espagne arrive à produire de très bons vins, et particulièrement dans la Rioja. Connu pour le Marques de Riscal, la rioja bénéficie de nombreuses propriétés très attractives comme le Marques de Murietta. Marqués de Murietta a contribué à établir la norme du grand rouge classique Rioja, mais aussi du blanc. Cette maison produit plusieurs vins blancs, mais le Castillo Ygay a toujours été limité aux meilleurs millésimes. Depuis sa fondation en 1852, la société élabore et commercialise des blancs traditionnels, élevés dans le chêne. Et elle reste fidèle à son style, résistant à la mode des vins jeunes, frais et légers, née il y a une ou deux décennies, à une époque où la technologie était devenue plus accessible. Les propriétaires considèrent leurs vins de réserve comme entièrement différents de ceux qui parviennent sur le marché très peu de temps après les vendanges. Le 1962 est un millésime très particulier, et la qualité des raisins, parfaitement mûrs, a donné au vin, traité avec des méthodes respectueuses de la tradition, une remarquable longévité. Il a passé plus de dix-huit ans dans les meilleurs vieux fûts de chêne américain de la maison, avant de rester cinq ans de plus en bouteilles. L’intérieur des fûts est tapissé de cristaux de tartrate, ce qui aide à protéger le vin de l’oxydation et à préserver sa couleur. Il a finalement été mis en bouteilles en 1982. Aux yeux des connaisseurs, qui recherchent un peu plus de profondeur, la mode des vins frais et fruités a rapidement perdu la cote. Lassés de blancs tous identiques, ils exigent des vins élevés dans le chêne une personnalité plus marquée et plus complexe, comme celle des blancs Castillo Ygay. Pour en savoir plus allez sur le site du Marques de Murietta.

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Les interactions entre le vin et les plats

vinEn cette période de fête qui approche, vous aurez l’occasion de bien manger, mais aussi de bien boire. Alors marriez les saveurs en association comme il se doit les plats avec les vins qui leurs correspondent. Chaque plat est dynamique dans le sens où il est constitué de plusieurs ingrédients et arômes qui entrent en interaction pour créer une somme plus ou moins délicieuse. De même chaque vin est dynamique. Lorsqu’un vin est combiné à un aliment dans la bouche, les interactions se démultiplient ; le résultat est absolument spécifique à la combinaison des deux. Doit-on rappeler que les essais sont réalisés avec nos palais individuels pour juger de la réussite du mariage ? Il n’est pas étonnant qu’il n’y ait pas de règle. Lorsqu’un vin rencontre un aliment, plusieurs choses peuvent se produire :
L’aliment peut exagérer une caractéristique du vin. Ainsi, ii si vous mangez des noisettes (qui sont très tanniques) avec un rouge tannique tel qu’un bordeaux, le goût du vin devient si sec, si astringent que beaucoup vont le considérer comme imbuvable ;

  • L’aliment peut affaiblir une caractéristique du vin. Les protéines affaiblissent les tanins par exemple, et un vin rouge très tannique (désagréable seul) peut devenir délicieux s’il accompagne une excellente viande ;
  • L’intensité des arômes de l’aliment peut cacher ceux du vin et vice versa. Vous en avez fait l’expérience si vous avez bu un vin riche corsé avec un délicat filet de sole ;
  • Le vin peut apporter de nouveaux arômes à l’aliment. Par 1 exemple, un bourgogne rouge débordant de fruit peut transmettre ses arômes fruités à l’aliment, comme s’il s’agissait d’un ingrédient du plat lui-même ;
  • Le mariage du vin et de l’aliment peut créer un arôme supplémentaire désagréable qui n’était ni dans le vin, ni dans l’aliment ; nous percevons un arôme métallique lorsque nous mangeons de la dinde avec un bordeaux muse
  • Le vin et l’aliment peuvent interagir à la perfection en créant une sensation aromatique plus forte que celle du vin ou de l’aliment isolés. (C’est ce que nous espérons éprouver à chaque repas, mais cette perfection est très rare.)

Pour toutes ces raisons il est crucial de bien choisir son vin, avec le plat.

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Le plaisir du champagne

champagneLe champagne est une boisson exceptionnelle, et il faut la traiter en tant que telle, afin qu’elle réponde à toutes vos attentes. Pour cela, il faut déjà acheter le champagne qui vous convient. En principe, le champagne est adapté à ‘toutes les occasions et à tous les plats, à condition de l’avoir bien choisi.» Pour choisir le champagne approprié à une occasion, il faut d’abord savoir qu’aucun autre vin ne présente autant de diversité. Tout producteur a la possibilité, en mélangeant différents cépages et des vins de différentes origines, et en dosant de façon particulière sa propre cuvée, de donner une spécificité à son champagne. On trouve ainsi des champagnes déliés et riches, fruités et fleuris, frais et mûrs, doux et très secs, jeunes et vieillis. Et il y en a bien sûr de bons et de- mauvais, de fins et de banals, d’harmonieux et de grossiers, de chers et de moins chers. Même pour le champagne le plus apprécié, le brut sans millésime, la différence est grande d’un viticulteur à l’autre, d’un producteur à l’autre. L’idéal est de demander conseil à un sommelier, un commerçant spécialisé, de consulter un guide des vins ou encore de se fier à sa propre expérience.

Le champagne est un merveilleux apéritif, à condition d’être pétillant, frais et sec, ce qui est le cas de nombreux bruts non millésimés et de blancs de blancs jeunes. Ces derniers accompagnent parfaitement les huîtres et les autres fruits de mer. Pour le caviar et le homard, il vaut mieux choisir un brut plus corsé. Un brut ou un blanc de blancs s’harmonise bien avec les plats de poisson. Selon le goût, la consistance et les sauces des plats, le champagne doit également montrer davantage de structure et de complexité, et il est conseillé de choisir un millésimé ou un rosé. Les rares Cuvées Prestige accompagneront également des plats raffinés. Avec le fromage, il faut choisir des champagnes secs plus puissants, tandis que les secs et demi-secs se servent, avec les desserts, à condition que ceux-ci ne soient pas trop sucrés. Une fois que l’on a choisi le bon champagne, il faut le servir de la meilleure manière qui soit. La température idéale se situe entre 6 et 9 °C, et le champagne doit être refroidi en douceur. Pour cela, il convient de le placer dans un seau rempli d’eau et de glaçons, dans lequel on maintient la bouteille après ouverture. Ne servez jamais le champagne dans des coupes, car il subit alors une déperdition d’arôme et de gaz carbonique, utilisez plutôt des flûtes en cristal, avec un pied assez haut, afin que la main ne réchauffe pas le champagne.

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